Carla Bruni - Quelqu’un m'a dit (à l’Olympia)
Carla Bruni - J'Arrive A Toi
1:30
j’arrive à toi
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mon raymond
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prière
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pas une dame
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dolce francia
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chez keith et anita
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01 - déranger les pierres
2:50
02 - l'amoureuse
3:42
03 - le plus beau du quartier
3:20
04 - tout le monde
2:54
05 - little French Song
4:28
06 - dolce francia
2:51
07 - on serait seuls au monde
3:46
08 - j'arrive à toi
3:00
09 - si la photo est bonne
3:08
10 - all the best
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11 - tu es ma came
3:51
12 - salut marin
3:10
13 - darling
2:38
14 - raphaël
3:18
15 - chez keith et anita
3:10
16 - mon raymond
3:09
17 - le temps perdu
3:19
18 - quelqu'un m'a dit
1:40
19 - la dernière minute
20 - pas une dame
Disponible sur le DVD
21 - prière
Disponible sur le DVD
1:30
darling
1:30
la valse posthume
la blonde exquise (bonus)
Disponible sur l'édition deluxe
1:30
liberté
1:30
little french song
lune (bonus)
Disponible sur l'édition deluxe
1:30
le pingouin
Carla Bruni, Marianne Faithfull - All the Best (à l’Olympia avec Marianne Faithfull)
Carla Bruni - Chez Keith Et Anita

Biographie Carla Bruni

Little French Songs

Et si l’on parlait d’autre chose ? De musique, par exemple. De chansons sensibles ou insolentes, rêveuses ou fantasques. Du retour d’une artiste au premier plan. D’une auteure et compositrice dont l’empreinte marque son époque.

Carla Bruni sort enfin son quatrième album, Little French Songs. Depuis quelques semaines, on entend à la radio son hommage aux héros du Londres rock des seventies, Chez Keith et Anita – un Kodachrome des temps mythologiques. Voici la suite : des aquarelles rêveuses, des gouaches féroces, des confessions pastel, des encres vives...
On peut disséquer les textes à la loupe si l’on veut. Mais Carla Bruni aime rappeler que « la musique est ce qui parle le plus dans une chanson. Elle dit tout, et plus que le sens des mots. » Cette musicienne-là fréquente beaucoup de directions à la fois, dans le folk, la pop, la tradition de la chanson française ou des parages plus aventureux, servie par la réalisation de Bénédicte Schmitt.

La chanteuse reconnait – mieux, elle revendique – que beaucoup de ses chansons sont nées de l’évolution de sa voix : « J’aime prendre de l’âge. C’est très utile pour la voix. Elle change, elle s’approfondit, elle bouge avec la chair et avec l’âme. Elle m’ouvre de plus en plus de portes dans la musique. »
Elle slamme presque dans Pas une dame, chante à toute allure dans Le Pingouin ou Little French Song, murmure la ballade J’arrive à toi, retrouve ses accents folk dans Prière (Dieu sans foi)… Son art est beaucoup plus assuré et assumé qu’au moment de Quelqu’un m’a dit, premier album qui avait cueilli par surprise les médias et le public à l’automne 2002 – critique unanime et troisième vente d’albums de l’année 2003.
Depuis, sa vie et sa carrière ont connu des tours et détours puissamment romanesques. Tant et si bien que son quatrième album a un peu tardé. « D’habitude, on compose, enregistre, mixe et sort l’album d’un seul élan. Pour celui-ci, je me suis interrompue après l’enregistrement, début 2011. »

Little French Songs s’était enregistré chez Labomatic avec « des gars subtils », comme elle aime à le dire. On y entend l’élite de ces musiciens qui savent tout offrir sans jamais trop en faire : le violoncelle de Vincent Segal, les percussions de Denis Benarrosh, les guitares de Sébastien Martel, Freddy Koella et Taofik Farah, les basses de Dominique Blanc-Francard et Martin Gamet, le bugle, le piano et les arrangements de cordes de David Lewis, la kora de Ballaké Sissoko, le trombone et les arrangements de bois de Julien Chirol… Comme d’habitude, elle a enregistré ses voix chez elle, la nuit. Loin du vacarme et des contraintes.
Pendant ses années de palais officiels et d’obligations protocolaires, elle n’a pas cessé d’écrire. « J’ai eu des périodes sans aucune écriture qui étaient des moments très paisibles de ma vie et, inversement, des moments plein d’écriture alors que je n’en avais ni le temps ni la disponibilité d’esprit. En revanche, ça m’a manqué de chanter – pas devant les gens, mais ces quatre ou cinq heures chaque jour où je joue et écris. J’étais obligée de faire le dos rond. Et c’est difficile de jouer de la guitare en faisant le dos rond. »

Oui, une fois de plus, son disque lui ressemble. Elle chante ses doutes dans Prière, son mariage dans Mon Raymond, son état d’artiste dans Pas une dame, le deuil d’un ami cher dans Darling, son amour reconnaissant à la chanson française dans Little French Songs…
Et Le Pingouin ? Il en prend plein la tête, le gros oiseau qui ne vole pas : « Il cause comme on perd son chemin / Ni laid ni beau, le pingouin / Ni haut ni bas ni là ni loin / Ni froid ni chaud, le pingouin ». Qui est-ce ? Ni quelqu'un de particulier, ni un métier, ni un groupe en particulier. « Tout un tas de gens. Les malappris qui ne peuvent  pas ouvrir la bouche sans dire quelque chose de désagréable. On a tous notre pingouin qui nous empoisonne. »

Oui, on la découvre teigneuse. « Mais suave », ajoute-t-elle avec gourmandise. En effet : elle aime plus la douceur que la rugosité, l’amour que la fureur, le don que la rapine… Et elle sème son disque de signes de reconnaissance aux musiques et aux maîtres qui l’ont accompagnée depuis toujours. Elle a mis en mots La Valse posthume de Frédéric Chopin et elle a adapté Douce France de Charles Trenet en italien. « J’ai été éduquée à la beauté par ma grand-mère, qui était française. C’est pourquoi j’écris des textes en français et non en italien. J’aime beaucoup la version qu’en a fait Carte de Séjour mais j’ai voulu adapter Douce France en étant fidèle à ma propre histoire comme à ce que dit Trenet. Le refrain est même traduit mot à mot, sauf que j’ai utilisé le mot speranza à la place de « tu m’as bercé d’insouciance ». Je veux tellement dire mon amour des chansons de Trenet. »

Notre culture populaire et ses Little French Songs donnent d’ailleurs son titre à l’album, avec son beau refrain : « Because we have de quoi frimer : we have Brassens, Brel and Ferré / We have Boris Vian, Barbara, Gainsbourg, Trenet, Prévert, Kosma »…  Carla Bruni emmènera à l’étranger ce bagage d’admirations, puisque, pour la première fois, elle partira en tournée en France puis en Europe. Un autre moment dans une carrière singulière.Ce défi-là fait-il peur ? Grand sourire. « Le courage, c’est l’affaire des peureux. Je suis très peureuse. »

Biography Carla Bruni

Little French Songs

Let’s talk about something else. Music, for instance. Songs that are sensitive or provocative, dreamy or capricious. An artist’s return to the limelight. A songwriter who’s left her mark on our times.
Carla Bruni is finally releasing her fourth album - Little French Songs. For a few weeks now, radio stations have been playing her tribute to the heroes of 70s rock in London, Chez Keith et Anita (At Keith and Anita’s), a Kodachrome image of those legendary days. Now here are the other songs - watercolor reveries, ferocious gouaches, pastel confessions and bright ink portraits.
If so inclined, you can always pick up your magnifying glass and dissect the lyrics, but as Carla Bruni likes to remind us, “what means the most in a song is the music. It says it all, more than the meaning of the words.” The musician simultaneously explores a whole range of territories: folk, pop and traditional French song, as well as more exotic landscapes, backed by Bénédicte Schmitt’s production.

As the singer admits - insists, in fact - many of the songs are shaped by her developing timbre: “I like getting older. It’s really good for your voice, which changes and deepens, evolving with your body and soul. It’s opened up more and more musical paths to me.”
She virtually slams on Pas une dame (Not a Lady), sings full out on Le Pingouin (The Joe) and Little French Songs, murmurs the lines of the ballad J’arrive à toi (I’m Coming to You) and recaptures her folk timbre on Prière - Dieu sans foi (Prayer - God without Faith)… Her art is far more confident and assured than back in the days of Quelqu’un m’a dit (Someone Told Me), her first album in fall 2002, which took the media and public by storm - unanimous reviews and 2003’s third biggest album sales.
Since then, her life and career have taken some wild twists and turns. So wild that her fourth album has taken a while to finish. “Usually, you write, record, mix and release an album in one go. With this one, I took a break after the recording at the start of 2011.”
Little French Songs was recorded at Labomatic with a group of “subtle guys”, as she likes to call them - a team of elite musicians who know how to give it their all without ever going over the top: cello from Vincent Segal, percussion from Denis Benarrosh; guitar from Sébastien Martel, Freddy Koella and Taofik Farah; bass from Dominique Blanc-Francard and Martin Gamet; bugle, piano and string arrangements from David Lewis; kora from Ballaké Sissoko; trombone and woodwind arrangements from Julien Chirol; and so on. As usual, she recorded her vocals in her home at night, far from the racket and responsibilities.
She never stopped writing over her years of official duties and formal obligations. “There were times when I wrote nothing, which were very peaceful moments in my life, and, conversely, periods full of writing when I didn’t have time to spare or space to think. I did miss singing, though - not in front of an audience, but those four or five hours a day when I play and write. I just had to take it on the chin and it’s difficult to play guitar when you’re taking it on the chin.”
Yes, once again, the album mirrors the artist. She sings of her doubts on Prière (Prayer), her marriage on Mon Raymond (My Raymond), her artistic situation on Pas une dame (Not a Lady), her mourning for a close friend on Darling and her grateful devotion to French song on Little French Songs…
And Le Pingouin (The Joe)? He gets cut down to size in this song: “When they talk, it’s like losing your way / Not attractive or ugly, the Joe / Not high or low or there or far / Not warm or cold, the Joe”. Who are they? Nobody in particular, no special profession or group. “A whole load of people. Boors who can’t open their mouth without saying something unpleasant. We all have our bystanders who give us a hard time.”
We also see her feisty side. “But suave,” she adds mischievously. Yes, she prefers the smooth to the rough, love to fury, giving to snatching… And her record is peppered with references to the music and masters she has relied on from the start.
She’s added lyrics to Frédéric Chopin’s Posthumous Waltz and adapted Charles Trenet’s Douce France (Sweet France) in Italian. “I was taught about beauty by my grandmother, who was French. That’s why I write lyrics in French and not Italian. I love Carte de Séjour’s version of the song, but I wanted to adapt Douce France to fit my own story as well as what Trenet says. The chorus is actually translated word for word, except that I used the word ‘speranza’ to replace ‘you rocked me with lightheartedness”. I really want to say how much I love Trenet’s songs.” French popular culture and its Little French Songs inspired the album’s title track with its rousing chorus. “Because we’ve plenty to be proud of: we have Brassens, Brel and Ferré / We have Boris Vian, Barbara, Gainsbourg, Trenet, Prévert, Kosma…” And Carla Bruni is taking this wealth of admiration abroad - for the first time, she will be touring both France and Europe. Another stage in a remarkable career.
Does the challenge scare her? She smiles broadly. “Courage is the business of the fearful. And I’m very fearful by nature.”

Biografia Carla Bruni

Little French Songs

E se volessimo parlare di altro ? Di musica per esempio. Di canzoni sensibili o insolenti, surreali o stravaganti, che arrivano da un'artista che torna alle scene facendosi sentire. Un autore e compositore la cui impronta ha marcato un'epoca.
Carla Bruni pubblica finalmente il suo quarto album Little French Songs. Da qualche settimana il suo singolo, che passa in radio, Chez Keith e Anita, é un kodachrome dei tempi leggendari, omaggio agli eroi londinesi degli anni '70.

Si prosegue con acquarelli surreali e feroci, confessioni in tono pastello, oppure all'inchiostro vivo… I testi si possono osservare con la lente d'ingrandimento. Ma Carla Bruni ama ricordare che " É la musica che parla più di tutto il resto. Ha il potere di dire tutto, molto di più che le parole". L'artista esplora e si avventura in diversi generi, dal folk alla pop, passando attraverso la chanson française, il tutto orchestrato e realizzato da Bénédicte Schmitt.

La cantante riconosce, o meglio rivendica, che molte delle sue canzoni sono nate dall'evoluzione della sua voce " Mi piace l'idea che la voce si trasforma con l'età, cambia, diventa più profonda, evolve come il corpo e l'anima. Mi sta aprendo sempre più porte quando compongo la musica."

Fa quasi un poetry slam su Pas une dame, canta in modo frenetico su Le Pingouin o ancora su Little French Songs, bisbiglia sulla ballata J'arrive à toi, ritrova un accento folk su Prière (Dieu sans foi)…
La sua arte qui é molto più completa e affinata che il suo primo album, Quelqu'un m'a dit, che aveva colto di sorpresa il pubblico e i media nell'autunno 2002 - critica unanime e in terza posizione nelle vendite degli album del 2003. Da allora la sua vita e la sua carriera sono diventate un romanzo. A tal punto che questo quarto album ci ha messo un po a nascere. " Di solito, componiamo, registriamo, mixiamo e pubblichiamo l'album in poco tempo. Per questo qui ho interrotto dopo la registrazione del 2011."

Little French Songs l'ha registrato nello studio Labomatic con "dei ragazzi raffinati", come Carla Bruni ama dire. Sono musicisti dall'orecchio fine, che, nella loro abilità e umiltà sanno offrire tanto : il violoncello di Vincent Segal, le percussioni di Denis Benarrosh, le chitarre di Sébastien Martel, Freddy Koella et Taofik Farah, i bassi di dominique Blanc-Francard e Martin Gamet, il bugle, il piano e gli arrangiamenti a corda di David Lewis, la kora di Ballaké Sissoko, il trombone e gli arrangiamenti di Julien Chirol…
Come al solito Carla ha registrato la voce a casa sua, di notte, lontano dal rumore e dalle varie pressioni. Durante gli anni di vita ufficiale a palazzo e di obblighi di protocollo, non ha mai smesso di scrivere " Ho passato momenti in cui non scrivevo, momenti della mia vita molto calmi, ma anche momenti di bisogno di scrittura, momenti in cui, in realtà, non avevo né la disponibilità, né il tempo materiale per farlo. Devo dire che pero ho sentito la mancanza del canto - non davanti al pubblico, ma di quelle quattro o cinque ore al giorno che passavo a suonare e cantare. Sono stata obbligata a lasciar passare il tempo e le critiche senza alzare un dito, ed é difficile suonare la chitarra in tempi come quelli."

Ancora una volta il suo disco le assomiglia, la Bruni rivela i suoi dubbi su Prière, parla del suo matrimonio su Mon Raymond, ci racconta il suo essere artista su Pas un dame, il lutto di un caro amico su Darling, il suo amore per la chanson française su Little French Songs….E Le Pingouin (Il Pinguino) ? Si fa ben sanzionare, l'uccello che non vola " Ci dice come si sbaglia strada / Né brutto, né bello, il pinguino / Né alto, né basso, né la né qua / Né freddo, né caldo, il pinguino. " Chi sarebbe ? Non qualcuno in particolare, né un gruppo e nemmeno un mestiere. " Tutta quella gente, che non riesce ad aprire bocca senza dire qualcosa di spiacevole, le malelingue. Abbiamo tutti il nostro pinguino che ci avvelena la vita. "

Un tantino pestifera " ma soave", aggiunge, Carla Bruni, con squisitezza. In effetti lei preferisce la dolcezza alla ruvidezza, l'amore al furore, il dono alla rapina…e semina nel suo disco segni di riconoscenza verso quelle musiche e quei maestri che l'accompagnano da sempre. Ha messo le parole al Valzer dell'Addio di Frédéric Chopin, e adattato in italiano Douce France di Charles Trenet. " Sono stata educata alla bellezza da mia nonna, che era francese. É per questo che scrivo i miei testi in francese e non in italiano. Ho voluto adattare Douce France restando fedele al mio passato e alla mia storia, come quello che dice Trenet. Il ritornello é tradotto alla linea, solo che ho usato la parola speranza invece che ‘insouciance’. Amo talmente tanto le canzoni di Trenet. "

La rostra cultura pop e le sue Little French Songs danno il titolo all’album, con il suo bel ritornello " Because we have de quoi frimer : we have Brassens, Brel and Ferré / We have Boris Vian, Barbara, Gainsbourg, Trenet, Prévert, Kosma " … Carla Bruni porterà all'estero questo bagaglio di ammirazioni, poiché, per la prima volta, parte in tour in Francia e poi in Europa. Un altro di quei momenti nella sua carriera piuttosto singolare. Le fa paura ? Gran sorriso " Il coraggio, é per i paurosi. Io ho molta paura. "